
Le maïs, aliment de base le plus consommé à Mbuji-Mayi, est en train de devenir un luxe pour de nombreux ménages.
Dans le chef-lieu du Kasaï-Oriental, les prix ont connu une hausse vertigineuse au cours des derniers jours. Une mesurette de maïs de 3,5 kg, communément appelée « meka », qui se négociait il y a quelques semaines encore à 3 100 francs congolais, se vend désormais à plus de 5 500 francs congolais sur la plupart des marchés de la ville. Soit une augmentation de près de 80%.
Cette flambée touche directement le panier de la ménagère. À Mbuji-Mayi, le foufou, préparé à base de maïs, constitue le plat principal pour la quasi-totalité des familles. L’augmentation de son prix principal intrant déséquilibre tout le budget familial.
Rencontrés au marché Bakwadianga et au marché central de Dibindi, plusieurs vendeurs expliquent cette hausse par la rareté du produit, la difficulté d’acheminement depuis les territoires producteurs, le mauvais état des routes de desserte agricole et la hausse des coûts de transport.
Du côté des consommateurs, c’est la consternation. De nombreuses familles disent être contraintes de réduire le nombre de repas par jour ou de diminuer les quantités.
« Nous ne savons plus comment nourrir nos enfants. Le maïs coûte trop cher et il n’y a pas d’alternative », se plaint une mère de famille rencontrée au marché.
Face à cette situation, les habitants interpellent les autorités provinciales et nationales. Ils demandent des mesures urgentes pour réguler le prix du maïs, faciliter l’approvisionnement de la ville et soutenir la production agricole locale, afin d’éviter une crise alimentaire dans la province.
Rédaction