L’opposition congolaise hausse le ton et veut faire du 15 septembre une journée de forte mobilisation citoyenne. Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund-A-Kabund ont lancé un appel commun à la population congolaise pour participer massivement à une manifestation annoncée comme pacifique, à l’occasion de la Journée internationale de la démocratie.
À travers cette initiative, les quatre figures de l’opposition entendent exprimer leur opposition à toute démarche visant, selon elles, à modifier ou changer la Constitution de la République démocratique du Congo et à ouvrir la voie à un éventuel troisième mandat du président Félix Tshisekedi.
Dans leur appel, les opposants invitent les Congolais à se mobiliser autour de trois mots d’ordre clairement affichés : « Non à Félix Tshisekedi », « Non au changement de la Constitution » et « Non à un troisième mandat ».
Une mobilisation placée sous le signe de la défense de la Constitution
Pour Fayulu, Katumbi, Sesanga et Kabund, la date du 15 septembre revêt une dimension particulière. Elle coïncide avec la Journée internationale de la démocratie, ce qui donne à leur initiative une portée symbolique importante.
Les quatre responsables de l’opposition présentent cette mobilisation comme une occasion pour les citoyens de réaffirmer leur attachement aux principes démocratiques, au respect de la Constitution et à l’alternance au pouvoir.
Le débat autour de l’avenir de la Constitution congolaise est devenu l’un des principaux sujets de tension dans la classe politique. Alors que le pouvoir défend ses orientations et ses projets politiques, une partie de l’opposition estime qu’aucune réforme constitutionnelle ne devrait servir de moyen pour permettre au président en exercice de prolonger son séjour à la tête du pays au-delà des limites prévues par la Loi fondamentale.
Fayulu, Katumbi, Sesanga et Kabund parlent d’une même voix
La particularité de cet appel réside également dans la convergence affichée entre quatre personnalités qui occupent une place importante dans l’opposition congolaise.
Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund-A-Kabund ont choisi de mettre de côté leurs divergences politiques pour porter un message commun autour de la défense de la Constitution et de l’alternance démocratique.
Cette prise de position collective pourrait donner une nouvelle dynamique à la mobilisation de l’opposition, notamment auprès des jeunes et des organisations de la société civile qui suivent avec attention le débat sur les institutions et l’avenir politique du pays.
Une manifestation annoncée comme pacifique
Les initiateurs insistent sur le caractère pacifique de la mobilisation. Ils appellent la population à faire entendre sa voix dans le respect des principes démocratiques et sans recours à la violence.
L’enjeu sera désormais de savoir quelle sera l’ampleur de la participation à cette journée annoncée comme un moment fort de la contestation politique.
Dans un pays où les manifestations politiques ont régulièrement été au cœur de tensions entre pouvoir, opposition et autorités administratives, la gestion de cette journée constituera également un test pour les différents acteurs impliqués.
Le pouvoir face à une nouvelle pression politique
À la veille du 15 septembre, le pouvoir en place se retrouve ainsi confronté à une nouvelle offensive politique de l’opposition.
L’appel de Fayulu, Katumbi, Sesanga et Kabund intervient dans un contexte où la question de la Constitution occupe une place croissante dans le débat national. Pour l’opposition, l’enjeu dépasse la seule personne de Félix Tshisekedi : il s’agit de préserver, selon elle, le principe de l’alternance et les mécanismes constitutionnels qui encadrent l’exercice du pouvoir.
La journée du 15 septembre pourrait donc constituer un moment particulièrement observé de la vie politique congolaise. La mobilisation permettra notamment de mesurer la capacité de l’opposition à rassembler autour d’un même mot d’ordre et à transformer ses déclarations politiques en une démonstration populaire.
À travers leur appel, Fayulu, Katumbi, Sesanga et Kabund veulent ainsi faire du 15 septembre un rendez-vous citoyen autour d’un message central : défendre la Constitution, préserver l’alternance et s’opposer à toute perspective de troisième mandat.
Rédaction