
Face aux aléas climatiques et à la rareté des pluies observée dans certaines régions du Burkina Faso, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a ordonné la mise en œuvre d’une opération spéciale de forages à haut débit. Ces ouvrages, subventionnés par l’État, doivent contribuer à renforcer l’accès à l’eau au profit du secteur agricole.
Cette initiative vise notamment à permettre aux producteurs de poursuivre les activités de contre-saison malgré les difficultés liées à la pluviométrie. Elle entend également renforcer les capacités de production agropastorale et réduire la dépendance de l’agriculture aux seules précipitations.

Parallèlement aux forages, les autorités accordent une attention particulière aux ressources en eau de surface. Fin janvier 2026, le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques avait lancé une campagne de curage de 100 barrages répartis dans 12 régions du pays, pour un coût annoncé de plus de 19 milliards de francs CFA sur financement propre de l’État.
Cette campagne vise à améliorer les capacités de retenue des barrages, mais également à faciliter l’accès à l’eau potable, soutenir l’irrigation agricole et assurer l’abreuvement du cheptel. Elle doit aussi contribuer à réduire les tensions liées à l’accès aux ressources hydriques dans les zones concernées.
À travers la combinaison des forages à haut débit, du curage des barrages et de la construction de retenues d’eau, les autorités burkinabè cherchent ainsi à renforcer la résilience du secteur agro-sylvo-pastoral face aux aléas climatiques. L’objectif affiché reste de sécuriser davantage la production agricole et de contribuer à l’amélioration de la souveraineté alimentaire du pays.
Héritier Mutuza