
La marche de soutien aux institutions de la République, à la loi référendaire et au dialogue national, annoncée par Augustin Kabuya, secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS, s’est tenue ce mardi 22 septembre 2026 à Kindu, chef-lieu du Maniema. Mais la manifestation a été marquée par une division entre les participants.
Les militants étaient pourtant partis du même point, à savoir le siège de l’UDPS à Kindu. Au cours du parcours, le cortège s’est scindé en deux groupes, chacun prenant une direction différente et portant un mémorandum destiné au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Le premier groupe, critique à l’égard de la gestion du Gouverneur du Maniema, Moïse Mussa Kabwankubi, a pris la direction de l’Assemblée provinciale. C’est devant cette institution que ses membres ont choisi de déposer leur mémorandum.
Le second groupe, qui affiche son soutien à la gestion du Gouverneur et se réclamant de l’Union sacrée de la Nation, a poursuivi son itinéraire jusqu’au gouvernorat de province. Son mémorandum y a été lu avant d’être remis au chef de l’exécutif provincial.
Ainsi, une manifestation initialement présentée comme une mobilisation commune autour des institutions, du référendum et du dialogue national s’est transformée en deux actions distinctes. Les deux camps ont exprimé leurs positions respectives à travers des mémorandums adressés au Président de la République.
Cette situation met en lumière des divergences persistantes au sein de l’UDPS à Kindu, notamment autour de la gestion de la province du Maniema. Elle intervient alors que le parti présidentiel appelle, au niveau national, à la mobilisation en faveur des institutions et du processus de dialogue.
Héritier Mutuza