
Le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, a lancé, mardi à Kananga, la campagne de vulgarisation des textes légaux encadrant la création, l’organisation et le fonctionnement des comités provinciaux et locaux de sécurité.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la nouvelle approche de gouvernance sécuritaire de proximité, destinée à rapprocher les mécanismes de prévention et de gestion des questions sécuritaires des communautés.
Arrivé à Kananga lundi 28 novembre dans le cadre de son itinérance à travers le Grand Kasaï, le patron de la territoriale a présidé cette activité au terme d’un atelier de quatre jours consacré au renforcement des capacités des autorités territoriales sur cette nouvelle approche.
Dans son intervention, Jacquemain Shabani a insisté sur la nécessité de tenir régulièrement les réunions des différents comités de sécurité, conformément aux dispositions légales en vigueur. Ces cadres doivent notamment permettre aux autorités d’analyser les problèmes sécuritaires, d’anticiper les menaces et de rechercher des réponses adaptées aux réalités locales.
Le Vice-Premier ministre a également mis l’accent sur la participation des acteurs non étatiques à la gouvernance sécuritaire. La société civile, les mouvements associatifs, les organisations patronales, les transporteurs et d’autres composantes de la communauté sont appelés à prendre part aux cadres de concertation, notamment lors des réunions élargies des comités de sécurité ainsi que dans les forums de quartier et de groupement.
Selon les données présentées dans le cadre de cette réforme, 5 636 acteurs étatiques et non étatiques ont déjà bénéficié d’un renforcement de capacités en matière de gouvernance sécuritaire à travers le pays.
Ils proviennent notamment de 12 comités provinciaux de sécurité, 17 comités locaux de sécurité, 150 comités de sécurité des territoires et 482 comités de sécurité des secteurs et chefferies. À ces structures s’ajoutent des représentants de la société civile ainsi que des chefs de quartier, de groupement et de rue.
Au Kasaï-Central, la mise en œuvre de cette démarche devrait contribuer au renforcement des mécanismes locaux de prévention, d’analyse et de résolution des problèmes sécuritaires.
Les comités provinciaux et locaux de sécurité sont ainsi appelés à servir de cadres de concertation où les différents acteurs peuvent identifier collectivement les menaces qui pèsent sur leurs juridictions et proposer des réponses adaptées aux réalités de leurs communautés.
À travers cette réforme, le gouvernement entend renforcer la participation des communautés dans la prévention de l’insécurité et améliorer la coordination entre les autorités, les services de sécurité et les acteurs de la société.
La mise en œuvre de cette nouvelle approche au Kasaï-Central s’inscrit donc dans la volonté des autorités nationales de renforcer la sécurité des populations et la protection de leurs biens, en privilégiant une gouvernance davantage ancrée dans les réalités locales.
Jean Piaget BAKATUPIDIA