
Le ministre congolais de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a reçu une délégation d’Amnesty International à la suite de la publication d’un rapport consacré aux atteintes aux droits humains dans les zones minières de l’Est de la République démocratique du Congo.
Publié le 21 septembre 2026, le rapport d’Amnesty International porte notamment sur les sites miniers de Rubaya, dans le Nord-Kivu, et de Lomera, au Sud-Kivu. L’organisation y documente des exécutions sommaires, des actes de torture, des détentions arbitraires, ainsi que des faits de travail et de recrutement forcés attribués au M23.
Selon Amnesty International, 18 mineurs artisanaux auraient été tués dans ces deux sites. L’organisation affirme également avoir recueilli des informations sur le contrôle et le pillage de ressources minières, notamment le coltan à Rubaya et l’or à Lomera, ainsi que sur leur acheminement vers le Rwanda.
Les échanges entre Patrick Muyaya et la délégation d’Amnesty International ont porté sur la situation des victimes et sur les réponses à apporter face aux violations rapportées. L’organisation appelle notamment à renforcer les mécanismes judiciaires et les mesures permettant de lutter contre l’impunité.
La rencontre intervient dans un contexte où les ressources minières de l’Est de la RDC restent au cœur des enjeux sécuritaires, humanitaires et économiques. Amnesty International estime que certaines des atteintes documentées pourraient constituer des crimes de guerre et demande un meilleur accès des mécanismes indépendants de contrôle aux sites concernés.
Héritier Mutuza