
Le contenu local s’est invité au cœur des débats sur l’avenir de l’économie minière africaine. En marge de la 81e Assemblée générale des Nations Unies, le Directeur général de l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le secteur Privé (ARSP), Miguel Kashal Katemb, a porté le plaidoyer en faveur d’une plus grande valorisation des ressources africaines.
Invité par l’Atlantic Council, il a participé à un panel stratégique consacré au thème : « L’avantage de l’Afrique : créer de la valeur nationale dans une économie minière mondiale ».
Devant des experts, investisseurs et décideurs internationaux, Miguel Kashal Katemb a partagé la tribune avec l’ancien président du Nigeria, Olusegun Obasanjo, ainsi qu’avec l’expert américain Frank Garcia.
S’appuyant notamment sur son ouvrage de référence, Le développement de l’Afrique au travers du contenu local : cas de la RDC, le directeur général de l’ARSP a défendu l’idée d’une rupture avec le modèle fondé essentiellement sur l’exportation des matières premières à l’état brut.
Pour lui, l’Afrique doit davantage miser sur la transformation locale de ses ressources naturelles, afin de créer davantage de valeur ajoutée sur le continent, favoriser l’industrialisation et multiplier les opportunités d’emploi, notamment pour la jeunesse.
Dans son intervention, Miguel Kashal Katemb a également mis en avant les réformes engagées en République démocratique du Congo dans le domaine du contenu local et de la sous-traitance, présentées comme des instruments visant à renforcer la participation des entreprises nationales à l’activité économique.
À travers ce plaidoyer porté sur une scène internationale, le responsable de l’ARSP a ainsi placé la question du contenu local au centre des enjeux liés à la transformation du secteur minier africain.
L’objectif affiché est de favoriser un modèle dans lequel l’exploitation des ressources minières contribue davantage à la création de richesses, au développement industriel et à l’emploi sur le continent.
Marlaine KANKU