
Le débat autour de l’organisation d’un dialogue national inclusif se précise en République démocratique du Congo. Le Rassemblement des Compagnons d’Étienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès Social (RCET-CPS) a réaffirmé, samedi à Kinshasa, son adhésion aux orientations définies par le président de la République, Félix Tshisekedi.
Lors d’un point de presse, le regroupement politique a indiqué soutenir les principales orientations du Chef de l’État concernant notamment les parties prenantes, le lieu, la facilitation ainsi que la durée des travaux.
« En ce qui concerne les parties prenantes, le lieu, la facilitation et la durée du dialogue, le RCET-CPS fait siennes les orientations pertinentes du Président de la République », a déclaré son coordonnateur, Jean-Pierre Lisanga Bonganga.
Tout en affichant son soutien au processus, le RCET-CPS entend toutefois poser certaines conditions quant à la participation aux assises. Le regroupement estime que le caractère inclusif du dialogue ne devrait pas ouvrir la porte à des acteurs considérés comme incompatibles avec les principes de défense de l’intégrité territoriale et de l’ordre institutionnel.
Selon cette formation politique, seront notamment exclus du dialogue les personnes ayant pris les armes contre la République, celles qui ne condamnent pas l’agression rwandaise ainsi que celles qui ne reconnaissent pas les institutions légalement établies.
Cette prise de position intervient alors que les discussions autour d’un dialogue national inclusif suscitent un intérêt croissant dans la classe politique congolaise. Pour le RCET-CPS, le processus doit ainsi privilégier la recherche de solutions aux problèmes du pays tout en préservant les intérêts de la République et le respect des institutions établies.
La formation politique entend donc participer au débat en soutenant les orientations présidentielles, tout en maintenant ses lignes rouges sur la composition et les conditions de participation aux futures assises.
Rédaction