
Le défenseur des droits humains Jean-Claude Katende interpelle les acteurs politiques congolais sur la nécessité de dépasser les déclarations publiques pour privilégier des actions concrètes face à ce qu’il qualifie d’entreprise criminelle du FRN. Dans une prise de position, il estime que les discours et les appels dirigés contre Joseph Kabila ne suffisent pas à répondre aux enjeux auxquels la République démocratique du Congo est confrontée.
Pour Jean-Claude Katende, les responsables politiques devraient plutôt réfléchir aux moyens de mobiliser et d’organiser les populations dans les villes et les villages. Il appelle ainsi à des initiatives capables de favoriser une mobilisation citoyenne face à la situation sécuritaire du pays.
L’acteur de la société civile met également en garde contre les déclarations politiques dépourvues d’actions concrètes. Il exprime des soupçons quant aux motivations de certains responsables qui prennent publiquement position contre Joseph Kabila, évoquant la possibilité que certains d’entre eux soient secrètement alliés au FRN. Cette affirmation relève de son appréciation personnelle.
Dans son intervention, Jean-Claude Katende rappelle par ailleurs une déclaration adressée aux députés nationaux lors d’une plénière de l’Assemblée nationale, les appelant à « sortir des groupes armés ». Cette référence souligne, selon lui, la nécessité pour les responsables politiques de clarifier leurs positions face aux groupes armés et aux enjeux de sécurité nationale.
Enfin, Jean-Claude Katende met en garde contre la répétition de l’expérience de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL). Il appelle les acteurs politiques à tirer les leçons du passé et à privilégier une mobilisation réfléchie et organisée de la population, estimant que la défense du pays exige davantage que des déclarations publiques.
Héritier Mutuza