
Le ton est monté au Burkina Faso autour de l’intégration des nouveaux bacheliers issus de la diaspora dans les universités nationales. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le professeur Adjima Thiombiano, a tenu un discours ferme à l’endroit de ces étudiants, dans un contexte marqué par des controverses sur les conditions d’accueil et d’intégration dans les établissements universitaires du pays.
S’exprimant le lundi 2 novembre 2026, lors de la cérémonie de montée des couleurs nationales à l’Immeuble de l’éducation, le ministre a indiqué que les étudiants qui ne se reconnaissent pas dans les conditions proposées au Burkina Faso restent libres de poursuivre leur parcours académique dans leurs pays de résidence.

Cette déclaration intervient après la diffusion, la semaine dernière, de publications jugées offensantes sur les réseaux sociaux par certains nouveaux bacheliers de la diaspora au sujet du Burkina Faso.
Face à cette situation, Adjima Thiombiano a rappelé que le respect des institutions et des valeurs nationales demeure indispensable. Il a également averti qu’aucun comportement susceptible de perturber le fonctionnement des universités ne serait toléré, soulignant que les efforts consentis depuis quatre ans pour transformer le système éducatif burkinabè ne sauraient être compromis.
Le ministre a néanmoins réaffirmé que les étudiants burkinabè vivant à l’étranger demeurent les bienvenus dans leur pays d’origine pour y poursuivre leurs études, à condition de respecter les institutions et de contribuer positivement à la vie universitaire.
Par ailleurs, le patron de l’Enseignement supérieur a invité les acteurs du secteur éducatif à s’impliquer davantage dans la mise en œuvre du Pacte NEKRÉ, lancé le 17 octobre dernier à Kaya. Cette initiative vise à refonder l’école burkinabè et à renforcer la cohérence du système éducatif, du préscolaire jusqu’à l’enseignement supérieur.
Redaction