
À l’occasion de la Journée mondiale de la ménopause, célébrée le 18 octobre, Hélène Bukumba Mwamba, coordonnatrice nationale du Réseau des Femmes Ménopausées d’Afrique en République démocratique du Congo (RFMA-RDC), réaffirme son engagement en faveur de la dignité, de la santé et du bien-être des femmes ménopausées. Elle appelle à briser les tabous et à lutter contre les préjugés entourant cette étape naturelle de la vie des femmes.
Dans son discours prononcé lors d’une double cérémonie consacrée à Octobre Rose et à la Journée mondiale de la ménopause, célébrée le 18 octobre 2025 à l’Immeuble du Gouvernement, sous l’égide de la ministre du Genre, Famille et Enfants, Micheline Ombae, elle a insisté sur la nécessité de renforcer la sensibilisation autour de cette question souvent entourée de silence et de stigmatisation.

À cette occasion, Hélène Bukumba Mwamba a également rendu hommage à la présidente fondatrice du réseau, la docteure Bijoux Moembo Madeleine, saluant sa vision et son engagement dans la promotion des droits et du bien-être des femmes ménopausées en RDC.
Présent dans six provinces du pays, le RFMA-RDC poursuit ses actions de plaidoyer pour améliorer l’accompagnement des femmes concernées. Le réseau préconise notamment un meilleur accès aux soins médicaux ainsi qu’un soutien psychologique et social, afin de permettre aux femmes de traverser cette période dans des conditions dignes et sereines.
Par ailleurs, la coordonnatrice nationale plaide pour l’implication des autorités publiques et des partenaires en vue de la création d’un centre spécialisé de consultations et d’accompagnement médical destiné aux femmes ménopausées. Cette initiative vise à renforcer leur prise en charge et à leur offrir un espace adapté pour s’informer, bénéficier de conseils et recevoir les soins nécessaires.
« Le silence ne soigne pas, les préjugés ne protègent pas », a-t-elle rappelé, lançant un appel aux autorités, aux professionnels de santé et aux partenaires pour unir leurs efforts. Pour Hélène Bukumba Mwamba, la ménopause doit être abordée comme une question de santé et de solidarité, et non comme un motif de discrimination ou de stigmatisation.
Erick Djouma Chauria