
Le chef d’état-major de l’armée nigériane s’est rendu dans le nord-est du pays pour rencontrer les troupes, après une attaque attribuée à des combattants djihadistes ayant coûté la vie à quinze militaires et cinq membres d’une milice locale dans l’État de Borno.
L’attaque s’est produite dans la nuit de mardi à mercredi contre une position militaire située à Mairari, près du lac Tchad. Selon des sources militaires et locales citées par l’Agence France-Presse (AFP), les assaillants, présentés comme des combattants du groupe État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), ont emporté des armes et du matériel avant d’incendier les installations militaires.
D’après les mêmes sources, la base aurait été détruite, contraignant les soldats survivants à se replier vers Monguno, une localité située à environ dix-huit kilomètres. Plusieurs militaires sont également portés disparus, faisant craindre d’éventuels enlèvements.
Cette attaque intervient dans un contexte marqué par la persistance des violences djihadistes dans l’État de Borno, considéré comme l’épicentre de l’insurrection lancée par Boko Haram en 2009. La semaine précédente, une autre attaque contre une position militaire à Kukawa avait déjà fait une vingtaine de morts, avant que les assaillants ne soient repoussés avec l’appui de l’aviation militaire.
La multiplication des attaques ces dernières années soulève de nouvelles inquiétudes sur la capacité de l’armée nigériane à maintenir sa présence dans les zones les plus exposées. Selon les données rapportées par ACLED, le deuxième trimestre de 2026 a enregistré un niveau de violence inédit depuis 1997. De son côté, l’ONU estime à environ deux millions le nombre de personnes déplacées dans le nord-est du Nigeria en raison de l’insécurité.
Marlaine kanku