
Le président burundais Évariste Ndayishimiye a regagné Bujumbura ce lundi 14 septembre 2026, au terme de sa visite officielle en Inde, où il a participé aux travaux du 18ᵉ sommet des BRICS. Accompagné de la Première Dame, le Chef de l’État burundais a pris part à plusieurs échanges de haut niveau consacrés notamment aux enjeux économiques, diplomatiques et géopolitiques qui intéressent le continent africain.
Cette participation revêtait une dimension particulière pour le Burundi, mais également pour l’Afrique. En sa qualité de président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye a porté la voix du continent au sein de ce forum regroupant plusieurs grandes puissances et économies émergentes.
Une présence africaine au cœur des discussions
Au cours de ce sommet, le président burundais a défendu la nécessité d’une meilleure prise en compte des intérêts et des priorités africains dans les grandes décisions qui façonnent l’économie et les relations internationales.
Son message s’est inscrit dans une volonté de promouvoir un multilatéralisme productif, fondé sur des partenariats plus équilibrés et davantage orientés vers les intérêts des pays africains.

Pour le Burundi, cette participation constituait ainsi une occasion de renforcer son positionnement diplomatique et de contribuer aux discussions sur les nouveaux équilibres économiques et géopolitiques mondiaux.
En marge des travaux du sommet, Évariste Ndayishimiye a également eu des échanges avec plusieurs dirigeants des pays membres et partenaires des BRICS.
Ces rencontres bilatérales ont notamment porté sur le renforcement de la coopération économique et diplomatique. Elles ont permis d’explorer de nouvelles possibilités de partenariat dans différents secteurs d’intérêt pour le Burundi.
La diplomatie burundaise entend ainsi tirer profit de cette ouverture vers les grandes économies émergentes pour diversifier et consolider ses relations internationales.
La Présidence burundaise parle d’un déplacement réussi
Selon Nancy Ninette Mutoni, porte-parole de la Présidence de la République, le déplacement du Chef de l’État en Inde a été couronné de succès.
Elle a notamment mis en avant les échanges de haut niveau avec les dirigeants des pays membres, les discussions bilatérales ainsi que les engagements pris en matière de coopération économique et diplomatique.
Pour la Présidence burundaise, cette participation dépasse donc le seul cadre national. Elle représente également une opportunité pour le continent africain de renforcer sa présence dans les espaces où se discutent les grandes orientations de l’économie mondiale.
Le Burundi veut consolider ses partenariats

Le retour d’Évariste Ndayishimiye intervient ainsi au terme d’une séquence diplomatique présentée par Bujumbura comme stratégique.
À travers sa participation au sommet des BRICS, le Burundi cherche à renforcer ses relations avec les économies émergentes et à multiplier les opportunités de coopération, notamment sur le plan économique.
Le Chef de l’État burundais a également profité de cette tribune pour réaffirmer l’engagement du Burundi et de l’Union africaine en faveur d’un partenariat renforcé entre l’Afrique et les BRICS.
Avec l’élargissement du groupe à plusieurs pays du Sud global, notamment le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, l’Indonésie, l’Iran, l’Égypte, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, les BRICS occupent une place de plus en plus importante dans les discussions sur les équilibres économiques et diplomatiques internationaux.
De retour au Burundi, Évariste Ndayishimiye entend ainsi capitaliser sur cette participation pour renforcer à la fois la diplomatie burundaise et la voix de l’Afrique dans les nouveaux rapports de force qui se dessinent sur la scène internationale.
Marlaine KANKU