
La situation sécuritaire se dégrade dans le nord de l’Éthiopie. Le 13 octobre 2026, les forces gouvernementales sont entrées dans la ville de Zalambessa, à la frontière avec l’Érythrée, selon l’agence Reuters. Cette localité était jusque-là sous le contrôle du Front de libération du peuple du Tigré (FLPT), alors que les combats reprennent dans la région.
Cette avancée s’inscrit dans une offensive militaire qui aurait permis à l’armée fédérale de reprendre plusieurs localités du Tigré, contraignant les combattants rebelles à se replier vers le nord. Toutefois, les autorités éthiopiennes n’ont pas officiellement confirmé la prise de Zalambessa.
En toile de fond, les soupçons d’une implication militaire érythréenne accentuent les inquiétudes. Des témoins cités par Reuters affirment que des soldats érythréens auraient franchi la frontière la semaine précédente pour soutenir les forces du FLPT. Leur présence à Zalambessa au moment de l’arrivée des troupes fédérales demeure néanmoins incertaine. Asmara, de son côté, dément tout déploiement de ses militaires sur le territoire éthiopien.
Les affrontements, relancés fin septembre, ravivent les tensions dans une région encore fragilisée par plusieurs années de conflit.
La progression de l’armée éthiopienne et les accusations visant l’Érythrée font craindre une nouvelle escalade régionale. L’évolution des combats pourrait peser davantage sur les relations déjà tendues entre Addis-Abeba et Asmara, alors que la situation sur le terrain reste incertaine.
Rédaction