
La Haute Autorité de la Communication (HAC) de Guinée a décidé de rétablir l’accréditation de Mamadou Diawo Barry, correspondant de Jeune Afrique dans le pays. La décision, prise jeudi 1er octobre 2026 à Conakry, met fin à près de deux semaines de restrictions qui empêchaient le journaliste d’exercer pleinement ses fonctions.
Réunie en séance extraordinaire, la HAC a adopté la décision n°36/HAC/P/2026, autorisant Mamadou Diawo Barry à reprendre immédiatement ses activités de collecte, de traitement et de diffusion de l’information sur l’ensemble du territoire guinéen.
Une décision après des démarches de conciliation
Le retrait de l’accréditation avait été annoncé le 16 septembre dernier. La HAC avait alors évoqué de « graves violations des obligations éthiques et déontologiques », estimant que certains traitements de sujets concernant la Guinée ne répondaient pas suffisamment, selon elle, aux exigences d’objectivité, de neutralité et d’équilibre.
La levée de cette mesure intervient à la suite de démarches de conciliation menées par la direction de Jeune Afrique auprès du régulateur guinéen.
Dans sa nouvelle décision, la HAC indique avoir notamment pris en compte les engagements formels transmis par le média. Jeune Afrique s’est engagé à respecter les dispositions légales et réglementaires applicables aux correspondants de la presse étrangère en Guinée.
Le média devra également veiller à une distinction claire entre les fonctions exercées au nom de Jeune Afrique et celles relevant d’un journaliste travaillant pour un média local.
Mamadou Diawo Barry reprend ses activités
Avec le rétablissement de son accréditation, Mamadou Diawo Barry peut désormais reprendre la couverture de l’actualité guinéenne pour Jeune Afrique.
La HAC réaffirme, par ailleurs, son attachement à la liberté de la presse, au pluralisme de l’information et au dialogue avec les médias nationaux et internationaux.
Cette décision marque ainsi un retour au dialogue entre le régulateur guinéen et Jeune Afrique, après plusieurs jours de tensions autour de l’exercice du journalisme dans le pays. Le correspondant retrouve désormais ses activités dans le respect du cadre réglementaire fixé par les autorités guinéennes.
Rédaction