
La flambée du prix du maïs continue de peser sur les ménages à Mbuji-Mayi, chef-lieu du Kasaï-Oriental. La mesurette de maïs d’environ 2,5 kilogrammes se vend désormais jusqu’à 6 000 francs congolais sur certains marchés de la ville.
Cette hausse intervient alors que le maïs constitue l’un des principaux aliments de base de la population. Elle suscite des inquiétudes chez les consommateurs, particulièrement à l’approche de la période de soudure.
Le Service National appelé à augmenter ses ventes
Face à cette situation, le gouvernement provincial annonce des mesures destinées à renforcer l’approvisionnement des marchés et à contribuer à la stabilisation des prix.
Parmi les principales dispositions figure l’augmentation des quantités de maïs mises en vente par le Service National. Ses ventes quotidiennes devraient passer d’environ 3 500 sacs à près de 10 000 sacs, selon les informations communiquées.
L’objectif est d’accroître rapidement l’offre disponible sur les marchés afin de réduire la pression sur les prix.
L’exécutif provincial entend également agir sur le volet logistique.
Selon les informations rapportées, d’importantes cargaisons de maïs appartenant à des opérateurs privés seraient actuellement immobilisées dans le Haut-Lomami. Les difficultés d’accès aux wagons ainsi que l’état de la voie ferrée figureraient parmi les obstacles à leur acheminement vers Mbuji-Mayi.
Dans ce contexte, le gouverneur provincial a saisi la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) afin de solliciter une mobilisation exceptionnelle des moyens de transport ferroviaire pour faciliter l’acheminement de ces stocks.
La question de l’approvisionnement au centre des préoccupations
Cette flambée du prix du maïs remet une nouvelle fois au premier plan les difficultés d’approvisionnement du Kasaï-Oriental, notamment les questions liées au transport et à la dépendance de la province vis-à-vis des zones de production.
Les mesures annoncées par le gouvernement provincial devront désormais être suivies de près afin d’évaluer leur impact réel sur l’approvisionnement des marchés et sur le prix payé par les consommateurs.
Pour les ménages de Mbuji-Mayi, l’enjeu reste immédiat : voir le prix du maïs revenir à un niveau plus accessible.
Marlaine Kanku