
La vague de déchéances de nationalité se poursuit au Niger. Cinq personnes viennent d’être provisoirement déchues de leur nationalité nigérienne par décret du président de la transition, le général Abdourahamane Tiani.
L’annonce de cette nouvelle mesure a été faite jeudi soir à la télévision publique nigérienne. Elle intervient dans un contexte politique marqué par de profondes tensions depuis l’arrivée au pouvoir des militaires.
Selon les informations rapportées, cette nouvelle décision porte à plus d’une vingtaine le nombre de personnes qui auraient perdu leur nationalité nigérienne au cours des deux dernières années. Les personnes concernées sont notamment accusées, selon les autorités, de faits liés à la situation politique et sécuritaire du pays.
Parmi les personnes visées figureraient plusieurs critiques du pouvoir militaire ainsi que des proches de l’ancien président Mohamed Bazoum, renversé lors du coup d’État de juillet 2023. Les déchéances de nationalité constituent ainsi un sujet sensible dans le contexte politique actuel au Niger.
Cette politique suscite des inquiétudes auprès de plusieurs organisations de défense des droits humains. Celles-ci s’interrogent notamment sur ses conséquences pour les droits fondamentaux des personnes concernées et dénoncent ce qu’elles considèrent comme une utilisation politique de la nationalité.
La poursuite de ces mesures devrait donc continuer à alimenter le débat sur les libertés publiques et l’État de droit au Niger. Les autorités de transition, de leur côté, justifient leurs décisions dans le cadre de la situation politique et sécuritaire du pays.
Marlaine kanku