
Le Vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba Gombo, annonce l’interdiction de la navigation de toutes les baleinières en bois sur l’ensemble du territoire national à partir du 15 novembre 2026. Cette décision vise à renforcer la sécurité sur les voies navigables de la République démocratique du Congo.
La mesure est contenue dans plusieurs instructions adressées mardi 6 octobre au Secrétaire général aux Transports. Elle intervient dans un contexte marqué par la multiplication des accidents sur le fleuve Congo, ses affluents ainsi que sur les différents lacs du pays.

Cette décision fait notamment suite à deux nouveaux drames survenus récemment. Dans la nuit du 3 au 4 octobre, la collision de deux baleinières à Ngombe-Lukolela, dans la province de l’Équateur, a fait 26 morts et 82 personnes sont portées disparues. À Kinshasa, le naufrage de la barge Global IV a également ravivé les inquiétudes sur les conditions de sécurité dans le transport fluvial.
Pour assurer le respect de cette interdiction, la Police nationale congolaise et la Force navale ont été requises pour intercepter et saisir toute embarcation en bois qui tenterait de poursuivre ses activités au-delà de la date fixée. Les armateurs et les capitaines qui ne respecteront pas les normes de sécurité s’exposent également à des poursuites judiciaires.
Parmi les exigences rappelées figurent notamment le port obligatoire des gilets de sauvetage et l’interdiction de naviguer pendant la nuit. Le ministère des Transports entend ainsi renforcer le contrôle des embarcations et responsabiliser davantage les opérateurs du secteur.
En parallèle, Jean-Pierre Bemba a demandé au directeur général de l’ONATRA de déployer sans délai ses unités métalliques, notamment les péniches, pousseurs et barges, afin d’assurer la continuité du transport des personnes et des marchandises. L’objectif affiché est de concilier la sécurité des voyageurs avec la nécessité de maintenir les échanges sur les voies fluviales du pays.
Marlaine kanku