
En politique, ne minimisez jamais la femme si elle est votre partenaire de gestion. C’est une machine silencieuse, capable de vous écraser sans bruit. Collaborez avec elle, associez-la à tout ce que vous entreprenez. L’histoire récente doit nous servir de leçon.
Une fois que vous tombez dans le pétrin, c’est fini pour vous. Les exemples sont légion:
À Kolwezi, Richard Muyej n’est jamais revenu. Fifi Masuka Saini a pris une telle ascendance sur son prédécesseur qu’elle a fini par effacer complètement son nom de la mémoire collective.

À Fungurume, Leusaint Kaleng Tamb ne fait que contempler la commune de loin. Aline Makano Tshilombo l’a totalement éclipsé et continue de jouir sereinement de son intérim qui court déjà vers sa deuxième année.
À Lubumbashi, Patrick Kafwimbi s’est éteint comme une bougie face à Joyce Tunda. La patronne de l’Hôtel de Ville exerce son pouvoir avec ancre et rigueur, imposant une discipline de travail exceptionnelle dans la gestion de la ville.

À Likasi, Olivier Kiboko court le même risque et ne se console que par le buzz. Pendant ce temps, son adjointe, Banza Leya Mwepu, prend de l’ascension et conserve une large marge de manœuvre dans la gestion de la commune, malgré la réhabilitation de son titulaire par décision de justice.
La leçon est claire: en politique, la femme n’est pas une figurante. C’est une force.
Michel Kongolo