
La mobilisation de la coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) s’est également étendue à Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï. Des militants de cette plateforme ont investi les rues de la ville ce mardi pour réaffirmer leur opposition à toute initiative visant à réviser ou modifier la Constitution.
Placée sous le signe de la défense de l’ordre constitutionnel, cette manifestation avait pour principal objectif d’exiger le strict respect de la Loi fondamentale et du calendrier électoral.
Selon les organisateurs, la mobilisation s’est déroulée dans un contexte marqué par des intimidations et des menaces. Malgré ces difficultés, les manifestants affirment avoir maintenu une démarche pacifique, tout en affichant leur détermination à faire entendre leur voix.

Dans les rangs de la C64, les slogans et messages affichés sur les pancartes étaient particulièrement explicites. Les manifestants ont notamment exprimé leur rejet de tout glissement du calendrier électoral ainsi que de toute tentative de révision constitutionnelle qu’ils considèrent comme contraire à l’intérêt général.
Pour cette coalition, la Constitution constitue le socle de l’ordre républicain et ne saurait être modifiée en fonction des intérêts politiques du moment.
« La Constitution est sacrée. Elle appartient au peuple, pas à un régime », a martelé la C64 au terme de cette mobilisation.
À travers cette manifestation à Tshikapa, la coalition entend ainsi inscrire son action dans une dynamique nationale de mobilisation en faveur du respect de la Constitution. La ville de Tshikapa rejoint donc les différents foyers de mobilisation organisés ce 15 septembre à travers le pays autour du même mot d’ordre : défendre l’ordre constitutionnel et s’opposer à toute modification jugée opportuniste de la Loi fondamentale.
Cette mobilisation intervient alors que le débat politique en République démocratique du Congo reste fortement marqué par les discussions autour de l’avenir de la Constitution, du calendrier électoral et des institutions du pays.
Marlaine KANKU