
La session parlementaire de septembre 2026 s’est ouverte ce lundi au Sénat de la République démocratique du Congo, dans un contexte politique marqué par de fortes tensions autour notamment de la Constitution et de l’avenir du cadre institutionnel du pays.
À cette occasion, le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a appelé les forces politiques et sociales à privilégier le dialogue et à saisir l’opportunité du Dialogue national annoncé par les autorités afin de renforcer la cohésion nationale.
Dans son discours d’ouverture, le speaker de la chambre haute a insisté sur la nécessité pour les acteurs politiques de faire preuve de responsabilité face aux défis auxquels le pays est confronté. Pour lui, le dialogue doit constituer un espace permettant de rapprocher les différentes sensibilités et de rechercher des solutions consensuelles aux grandes questions nationales.
« Le dialogue national doit être une occasion pour consolider l’unité et préserver les acquis démocratiques », a déclaré Sama Lukonde devant les sénateurs.
Le président du Sénat a également exhorté les élus à placer l’intérêt supérieur de la République au-dessus des considérations partisanes. Il a appelé les sénateurs à exercer leur mandat avec responsabilité, dans un esprit de respect des institutions et de recherche de la paix sociale.
Cette prise de position intervient alors que le débat sur la Constitution continue de diviser profondément la classe politique congolaise. Une partie de l’opposition et plusieurs organisations de la société civile s’opposent à toute révision ou modification de la Loi fondamentale, tandis que le pouvoir défend la nécessité d’un débat national sur le fonctionnement des institutions et les réformes à envisager.
Dans ce contexte, Sama Lukonde estime que le Parlement doit demeurer un espace privilégié de débat démocratique et de recherche de compromis.
La nouvelle session parlementaire s’annonce ainsi particulièrement sensible. Au-delà de l’examen des textes législatifs, les sénateurs devront se pencher sur plusieurs dossiers touchant à la vie nationale, alors que le pays reste confronté à des défis sécuritaires, politiques, économiques et sociaux.
À travers son appel, le président du Sénat entend donc placer la cohésion nationale, la responsabilité institutionnelle et le dialogue au cœur de cette rentrée parlementaire.
Rédaction