
Le débat autour de la mobilisation de l’opposition après la marche du 15 septembre à Kinshasa continue de susciter des réactions. L’opposant Delly Sesanga a vivement répondu aux propos de Nicolas Kazadi, qui avait relativisé l’ampleur de cette mobilisation.
Intervenant mardi 15 septembre dans un Space X animé par le journaliste Stanis Bujakera, le président d’Envol a contesté l’analyse de l’ancien ministre des Finances et député national.
« Est-ce que ce monsieur qui parle a déjà fait une manifestation dans sa vie ? Il a déjà manifesté où, pour dire qu’il n’y a pas eu de mobilisation ? Il a mobilisé où ? Tous ces profiteurs du régime et tout ça, c’est n’importe quoi », a déclaré Delly Sesanga.
Cette réaction intervient après la marche organisée par la Coalition Article 64 (C64) le 15 septembre à Kinshasa. La coalition affirme s’opposer à tout projet de changement de la Constitution et réclame le respect de l’ordre constitutionnel.
Sesanga conteste l’analyse de Kazadi
Delly Sesanga a également estimé que l’ampleur du dispositif sécuritaire déployé lors de la manifestation constituait, selon lui, un élément à prendre en compte dans l’appréciation de la mobilisation.
Il a par ailleurs dénoncé ce qu’il présente comme un « guet-apens » contre les manifestants, mettant en cause l’intervention des forces de sécurité et accusant le pouvoir d’avoir été associé à des milices. Ces accusations constituent la version avancée par l’opposant et n’établissent pas, à elles seules, les responsabilités dans les incidents dénoncés.
Sur le fond, Sesanga affirme que les opposants entendent poursuivre leur combat contre tout projet de modification de la Constitution. « Le changement de la Constitution ne passera pas », a-t-il notamment déclaré.
La passe d’armes entre les deux responsables intervient ainsi dans un contexte politique marqué par des divergences persistantes entre l’opposition et les responsables de la majorité autour de la mobilisation du 15 septembre et de la question constitutionnelle.
Rédaction