
KINSHASA, 17 SEPTEMBRE 2026 – Quatre mois après la déclaration officielle de la 17ᵉ épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, provoquée par le virus Bundibugyo, les indicateurs de la riposte montrent une évolution encourageante, selon le professeur Jean-Jacques Muyembe.
De retour d’une mission de quatre jours à Bunia, dans la province de l’Ituri, le virologue a présenté, mardi 15 septembre à Kinshasa, l’état de la situation lors d’un briefing de presse animé aux côtés du porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.
S’appuyant sur ses observations de terrain, Jean-Jacques Muyembe a fait état de progrès significatifs dans le suivi des contacts. Selon lui, les équipes disposent désormais de listings exhaustifs et le taux de suivi des contacts est passé de 40 % à 80 %, avec un accompagnement effectif pendant les 21 jours requis.
De 2 à 24 laboratoires
Le dispositif de diagnostic a également été considérablement renforcé. « Nous sommes partis de 2 laboratoires à 24 laboratoires », a indiqué le professeur Muyembe, mettant en avant l’augmentation des capacités de dépistage.
Cette évolution s’accompagne d’une baisse du taux de positivité parmi les échantillons prélevés chez les cas suspects. D’après les données présentées lors du briefing, ce taux, qui atteignait environ 60 % au début de l’épidémie, se situe désormais entre 20 et 25 %.
Ces différents indicateurs traduisent, selon les autorités sanitaires, une amélioration de la réponse face à cette nouvelle flambée d’Ebola. Malgré cette évolution favorable, la surveillance et le suivi des contacts demeurent essentiels pour contenir durablement la propagation du virus.
Rédaction